Une autre théorie propose que les termes slaves proviennent du mot tatar « ubyr » signifiant « sorcière ». Les moyens pour détruire les vampires sont nombreux et variés[D 15]. L'un des plus anciens témoignages concernant les vampires provient d'Istrie, dans l'actuelle Croatie, en 1672[108]. D'autres pathologies proches possèdent des symptômes pris pour du vampirisme, telles le lupus erythematosus, la catalepsie ou encore la porphyrie, déficit d'une des enzymes intervenant dans la dégradation de l'hémoglobine qui peut entraîner un rougissement de l'urine après exposition à la lumière ou se traduire par une hyperpilosité. La métaphore est perpétuée par Karl Marx qui voit dans les capitalistes des suceurs de sang[170], puis par Hans W. Geissendörfer, dans Jonathan, les vampires ne meurent pas (1970), qui identifie Dracula à Adolf Hitler. La Réforme protestante, Luther en tête, parle de Nachzehrer, des « prédateurs » (ou « parasites » en allemand) qui sont d'anciens morts revenus à la vie[E 9]. Cependant, sa conception explique aussi l'hypersensibilité des malades à la lumière du soleil mais Dolphin a renoncé à aller plus loin dans son hypothèse[123]. Par exemple, au début des années 1970, la presse locale anglaise diffuse la rumeur selon laquelle un vampire hanterait le cimetière d'Highgate, à Londres. Début 1962, à Venise, le vampire de Mirano, en réalité un peintre connu, s'attaque à des femmes pour les mordre au cou[110]. En ce qui concerne la littérature et la culture populaire, le vampirisme est souvent présenté comme le résultat d'une malédiction, et le vampire peut choisir de transmettre celle-ci lorsqu'il mord une victime. Et il n'y a plus de courant... Pour couronner le tout, Logicielle découvre le cadavre du commissaire Delumeau, mort à son domicile dans des circonstances troublantes. Le miroir, dans lequel le vampire ne peut se refléter si on en croit le romancier Bram Stoker[47], est parfois un moyen de le repousser[48], mais ce rituel n'est pas universel. Selon le psychiatre Richard Noll, la représentation du sang est liée, dans cette maladie, à la croyance en des pouvoirs mystiques ou surnaturels qui peuvent expliquer les folklores autour du vampire et qui rattachent ces symptômes à la schizophrénie[154]. « la lueur semblable à celle d'une lampe mais moins vive ». En 1764 dans l'article "Vampires" de son Dictionnaire philosophique paru en 1764, Voltaire condamna avec un humour caustique cette superstition. Selon K. M. Schmidt en 1999, il y aurait eu, depuis les débuts du cinéma, plus de 650 films de vampires réalisés[A 52]. La source de la légende est une propagande lancée à l'époque contre le prince, qui pour être sanguinaire ne l'était pourtant pas davantage que ses détracteurs contemporains. Chuck, vampire de 642 ans, a été transformé à l’âge de 11 ans. Aux Philippines elles sont de deux sortes : la tribu Tagalog parle du Mandurugo (« suceur de sang ») alors que le peuple Visayan évoque le Manananggal (« qui peut se scinder de lui-même »). Le Fanu renoue également avec le vampirisme antique, se rapprochant des figures des goules et des empuses. En dépit des Lumières, la croyance dans les vampires s'accentue, confinant parfois à des hystéries de masse à travers toute l'Europe[55]. Les phénomènes gazeux ou de changements de couleurs de l'épiderme, comme la lividité cadavérique survenant lors de la décomposition du corps, sont ainsi autant de manifestations d'une activité surnaturelle pour ces cultures. En France cet engouement pour le phénomène atteint quant à lui son apogée au XVIIIe siècle, siècle des Lumières et du rationalisme voyant le triomphe d'un esprit beaucoup plus cartésien, c'est dans ce contexte que les croyances sur les vampires vont s'accroitre. Il y pratique la « mastication » des linges enterrés avec lui. Avec le cinéma, le vampire moderne est devenu une figure incontournable, aussi bien dans le domaine de la littérature que de celui des jeux vidéo, des jeux de rôle, de l'animation ou encore de la bande dessinée. Le Vampire, publié dans Histoires de vampires et écrit par John Polidori (1819), marque l'histoire littéraire par l'ampleur de son succès éditorial en Europe. Dans l'ancienne formule du Loto il fallait choisir 6 numéros parmi 49. Or les vampires préfèrent garder leur victime vivante quelque temps plutôt que la tuer immédiatement. Historiquement, Vlad était un prince chrétien orthodoxe membre de l'Ordre du dragon depuis l'adhésion de son père, Vlad II le Dragon, d'où le nom de Draco[80]. La simultanéité entre l'émergence du vampirisme et la fin de la chasse aux sorcières suggère que les vampires prennent le rôle de boucs émissaires de ces dernières à la fin du XVIIe siècle[104]. Ce dernier distingue des liens entre vampirisme et cauchemar et considère que les cas de vampirisme sont des illusions de l'imagination alors qu'en 1732 un anonyme qui se fait appeler « le médecin de Weimar » discute de la non-putréfaction de ces créatures, d'un point de vue théologique[A 38]. La police statue qu'aucun crime de ce genre n'a été commis et que cette histoire s'apparente à une légende urbaine[114]. Le vampire est universellement reconnu par sa physionomie surnaturelle. D'après Vasmer, qui fait autorité en matière d'étymologie des langues russe et slaves, le mot d'origine est le mot upir’, existant dans toutes les langues slaves (en bulgare : въпир, văpir ; en croate : upir ou upirina ; en tchèque et slovaque : upír ; en polonais : upiór, wąpierz, issu de la légende de Łuc Zak[réf. Très peu de données ont cependant pu parvenir jusqu'à nous, en dépit de quelques textes comme le témoignage scandinave de Saxo Grammaticus qui évoque, dans Gesta Danorum et dans la Saga d'Egil et d'Asmund le Tueur de Berserkir (début du XIIIe siècle), des morts affamés attaquant les vivants, qui ripostent en ouvrant leurs tombes, en leur coupant la tête et en les éventrant à l'aide d'un pieu[A 33]. Début 1962, à Venise, le vampire de Mirano, en réalité un peintre connu, s'attaque à des femmes pour les mordre au cou[133]. Nom vernaculaire des chauves-souris suceuses de sang du genre Desmodus, de l'Amérique du Sud. Lord Byron, manquant d'inspiration, abandonne ses notes à son secrétaire, Polidori, qui travaille cette ébauche, la développe puis la publie en 1819 dans le New Monthly Magazine. Gerard Van Swieten dans son Rapport médical sur les vampires en 1755, dira que cette croyance amène les populations à ne plus respecter ses morts et à violer l'asile des tombes[86]. « corps raide ») est la figure du vampire chinois. de Tom Holland en 1985 et de Tommy Lee Wallace en 1988 sont autant de récupérations modernes du genre. Revenant qui tue 9 personnes à la suite, généralement de la même famille, p. 72-74. Le vocable slave désignant les revenants a été par la suite systématiquement rendu par le mot « vampire »[A 1]. Durant la fin du XVIIIe et XIXe siècles, la croyance dans les vampires a envahi la Nouvelle-Angleterre, particulièrement à Rhode Island et dans l'Est du Connecticut. La consommation de sang est souvent associée aux anciennes divinités. Menu . Le mythe du vampire a obtenu une grande postérité dans l'univers du jeu vidéo, et ce dès ses débuts, avec notamment la série de jeux Castlevania (depuis 1986), dont l'intrigue est basée sur le roman de Bram Stoker, Dracula. Suivant différents folklores et selon la superstition la plus courante, ce mort-vivant se nourrit du sang des vivants afin d’en tirer sa force vitale, ses victimes devenant parfois des vampires après leur mort. Des récits chinois déclarent que si un vampire découvre par hasard un sac de riz, il doit en compter chaque grain. Enfin, Fright Night de Craig Gillespie avec comme vampire principal, l'acteur Colin Farrell, sortie en 2011. En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, met sur pied des commissions d'enquêtes. Dès 1741, en Angleterre, le mot « vampire » prend le sens de « tyran qui suce la vie de son peuple », puis Voltaire affirme que « les vrais vampires sont les moines qui mangent aux dépens des rois et des peuples »[A 43]. La maladie peut aussi provoquer des atteintes cérébrales qui perturbent les cycles du sommeil et entraînent une hypersexualité. En 1931, Bela Lugosi renouvelle le genre en tenant la vedette dans Dracula, réalisé par Tod Browning[E 23]. Ouvrage du fondateur du Musée des vampires, consacré au vampire mythologique et littéraire. Le Prince de la nuit (6 tomes), 1994 à 2001, de Yves Swolfs, met en scène un personnage héritier de plusieurs générations de chasseurs de vampires. Participer au concours et enregistrer votre nom dans la liste de meilleurs joueurs ! Dans de nombreuses légendes, le vampire se nourrit aussi d'excréments humains et de chair, y compris la sienne ; il pratique en effet l'automastication de sa chair et de ses vêtements, comme l'attestent plusieurs traités anciens relatant des histoires de linceuls retrouvés mâchonnés[21],[22]. Did vampires suffer from the disease porphyria—or not? Dans ce domaine, les traditions folkloriques se mêlent aux interprétations romanesques... Dans les folklores européens, la protection passe par des précautions lors du décès et de l'inhumation, la plus courante étant la décapitation[A 22]. Elle naît généralement de l'ingestion accidentelle de son propre sang durant l'enfance (à la suite d'une blessure par exemple) et peut mener à la zoophagie puis au vampirisme sur des êtres humains. Chuck n’aime pas le sang et préfère le soleil à l’obscurité. Il semble aussi que ce phénomène soit presque toujours lié à une épidémie de peste[A 35]. Il ne se reflète pas non plus dans les miroirs et son corps ne fait pas d'ombre[53] ». Dans le folklore bulgare, de nombreux termes tels que « Glog » (littéralement : « aubépine »), « vampirdzhiya », « vampirar », « dzhadadzhiya » et « svetocher » sont utilisés pour désigner les enfants et les descendants de vampires, ainsi que, à l'inverse, des personnes chassant les vampires[15]. La nouvelle est traduite en français par Charles Nodier en 1819, qui l'imite l'année suivante dans une de ses nouvelles fantastiques[A 45]. La société vampirique est divisée en plusieurs castes selon le degré de pureté de sang. La croyance dans les vampires se maintient en Roumanie, durant février 2004, à propos du cas de Toma Petre qui serait devenu un vampire. La décapitation est surtout préconisée en Allemagne et dans les pays slaves orientaux. En 1820, le Théâtre de la Porte Saint-Martin présente un mélodrame, Le Vampire, de Charles Nodier, T. F. A. Carmouche et A. de Jouffroy[A 42]. Il est très fort et rapide, doté d'une excellente vision nocturne. La déesse indienne Kâlî était supposée se nourrir de sang, entre autres celui du sacrifice[B 12],[68], ainsi que, dans l'Égypte antique, la déesse Sekhmet[E 5]. L'un des mondes de Donjons et Dragons, Ravenloft, qui se fonde sur l'univers de la littérature gothique, introduit le personnage vampire de Strad Von Zarovitch. Plusieurs raisons expliquent cet immense succès, entre autres l'écriture novatrice de Bram Stoker, qui n'hésite pas à employer le journal intime, les notes et le télégramme dans son récit. Cependant, sa conception explique aussi l'hypersensibilité des malades à la lumière du soleil mais Dolphin a renoncé à aller plus loin dans son hypothèse[147]. Il aurait été attaqué par un vampire et est mort en faisant les foins. On peut aussi clouer la tête, le corps ou les vêtements du supposé vampire afin d'éviter qu'il ne se lève[D 13]. En 1987, sortent deux films produits aux États-Unis Aux frontières de l'aube et Génération perdue qui relancent l'intérêt pour les films mettant en scène des vampires[E 25]. Le XVIIIe siècle est marqué par une chasse aux vampires dans toute l'Europe. » Charles Waterton[22] et Ferdinand Denis rependront à leur tour ce terme. Les adeptes de la sous-culture du gothique montrent une fascination pour la figure du vampire[97] et le style de vie vampire (Vampire lifestyle) est un terme contemporain désignant une sous-culture dite gothique dont les membres consomment du sang, visionnent des films d'horreur, lisent les romans d'Anne Rice et apprécient le style victorien[98]. D'autres jeux vidéo mettent en scène des vampires, tels The Elder Scrolls IV: Oblivion dans lequel un personnage est atteint de porphyrie[174]. Les démons et les esprits ont une fonction importante dans la société slave pré-industrielle ; ils sont considérés comme tangibles et peuvent interagir avec les vivants. Dans le premier film s'inspirant du roman, Nosferatu, Murnau n'indique qu'un seul moyen permettant d'éliminer le vampire : une femme au cœur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. En 1733, Johann Christoph Harenberg écrit un traité général sur le vampirisme puis le marquis Boyer d'Argens commente des cas locaux. Les contes de vampires apparaissent très tôt, mais trouveront leur apogée lors des XVIIe et XVIIIe siècles, où les récits de vampires se font plus nombreux. Dans le roman Dracula, le comte prend la forme du loup plusieurs fois, commande ces animaux et en libère un du zoo de Regent's Park. Le prêtre écrit en effet que son nom est « Oupir’ Likhyi » (« Оупирь Лихыи »), terme qui signifie « mauvais vampire »[8][pas clair]. Revenant qui appelle les vivants, qui finissent par décéder. Le vampire de la mythologie roumaine est nommé Nosferat ou Nosferatu ; il s'agit généralement d'enfants mort-nés issus d'un couple illégitime[65]. Par là-même, l'image symbolique du vampire s'en est trouvée modifiée : d'icône de l'horreur avec Bram Stoker, le vampire est devenu sulfureux et capable de sentiments, symbole de la libération des tabous et de la sexualité débridée avec Anne Rice. L'officiant doit enfoncer d'un seul coup le pieu, faute de quoi le vampire peut ressusciter[E 2]. Selon ces croyances slaves, après la mort, l'âme persiste et peut évoluer sur la terre pendant 40 jours avant de rejoindre l'au-delà[90]. Bien réel est en revanche le tueur brésilien surnommé « Corumba le Vampire », dont l'arrestation survient en 2005 : il a tué six femmes avant de boire leur sang, disant agir sous les ordres du démon et par ailleurs il sortait uniquement de nuit[138]. Le fossoyeur est par conséquent l'expert privilégié dans l'identification des vampires[A 19]. Un proverbe roumain veut que le Diable ait créé la chauve-souris, tandis qu'une légende du même pays rapporte que ces animaux sont maudits pour avoir mangé le pain bénit de l'eucharistie[46]. Dans l'Europe orientale, être chimérique qui, suivant la superstition populaire, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants. En Caroline du Nord, à Bolivia, la « bête de Bladenboro » s'en est pris également au bétail en 1954[130],[131]. Les légendes concernant des « vampires » femelles (dont certaines parties du corps peuvent se détacher) existent également aux Philippines, en Malaisie et en Indonésie. Le manga et anime Vampire Knight offre une vision plus originale des vampires dans une histoire de romance : la société vampirique habite dans l'ombre de la société humaine, et essaie d'habiter en harmonie au sein d'une académie. En dépit de cette loi, la croyance dans les vampires a perduré dans les folklores[112],[A 40]. En dépit du rationalisme naissant lors du siècle des Lumières, la croyance en les vampires, telle une épidémie, se répand dans tous les domaines[B 3]. Il semble aussi que ce phénomène soit presque toujours lié à une épidémie de peste[A 35]. Une pathologie rare appelée « vampirisme clinique » ou « syndrome de Renfield » (ainsi nommé en référence au personnage homonyme du roman Dracula[126]) est un comportement qui consiste en l'ingestion de sang, humain ou animal. Le roman connaît un succès immédiat en Europe. La question du gouvernement dans les Lettres persanes. Par là-même, l'image symbolique du vampire s'en est trouvée modifiée : d'icône de l'horreur avec Bram Stoker, le vampire est devenu sulfureux et capable de sentiments, symbole de la libération des tabous et de la sexualité débridée avec Anne Rice. Aux Philippines elles sont de deux sortes : la tribu Tagalog parle du Mandurugo (« suceur de sang ») alors que le peuple Visayan évoque le Manananggal (« qui peut se scinder de lui-même »). Un cas de cadavre nu suspecté de vampirisme concerna une femme de Rhezur, en Pologne, en 1572, p. 117. La réutilisation du mythe du vampire au XXe siècle n'est pas sans connotations politiques et idéologiques[168]. Dans Je suis une légende, Richard Matheson met en scène le dernier humain vivant dans un monde peuplé de vampires, tout en prétendant apporter une explication scientifique à l'existence de ces derniers. Les âmes malheureuses et errantes se laissent alors attirer par l'odeur du sang selon Porphyre de Tyr[74]. Dictionnaire étymologique de la langue française. Les Malaisiens utilisent des charbons pour l'empêcher d'entrer dans les demeures[60]. Le Manananggal peut aussi sucer le sang des fœtus à travers le ventre de la mère et dévorer les entrailles des personnes malades[72]. Ceux qui ne sont pas nés vampires, les ex-humains, condamnés à devenir des bêtes assoiffées de sang au contraire des nés-vampires, sont exclus et chassés par les vampires et les humains. Il y a des pourris parmi eux en 4 lettres. Une autre panique collective touche la monarchie des Habsbourg autrichienne de 1725 à 1734, puis s'étend à d'autres pays. Notant que la maladie peut être traitée par l'injection intraveineuse de molécules d'hème, il a suggéré que la consommation de grandes quantités de sang par des personnes supposées vampires s'explique par un besoin d'équilibrer leur métabolisme. D'après le vampirologue Jacques Sirgent, de telles rumeurs auraient été propagées afin de lutter contre le pouvoir féminin[103]. La rage a été évoquée pour expliquer le mythe du vampire, car elle présente de fortes similitudes dans les symptômes et les comportements de ceux qui en sont atteints : chez les animaux, comportement agressif notamment par la morsure, hyperesthésie (sensibilité excessive des sens, à la lumière ou aux odeurs, par exemple), alors que chez les hommes, teint pâle (l'hypersensibilité à la lumière empêchant de sortir au soleil), hydrophobie (due à une hypersensibilité à l'eau)... En outre de ces symptômes qui suggèrent des similitudes avec les légendes sur le vampirisme, la rage se propage entre autres par la morsure d'animaux, notamment de chauves-souris vampires. Dans le premier film s'inspirant du roman, « biographie frelatée et véritable roman noir [qui] accumule les motifs gothiques : bains de sang, machines à assassiner [dont une fictive, « Calmet enfin devint leur historiographe, et traita les vampires comme il avait traité l’ancien et le nouveau Testament, en rapportant fidèlement tout ce qui avait été dit avant lui, The ageing systemic milieu negatively regulates neurogenesis and cognitive function, « collusion du vampire avec le cauchemar », « les vrais vampires sont les moines qui mangent aux dépens des rois et des peuples », Nosferatu oder eine Symphonie des Grauens, « vide le mythe vampirique de sa substance », « Le vampire se refuse au stade génital : la morsure tient lieu de coït, et l'effusion de sang fait figure de dépucelage toujours renouvelé. Avec le temps, les deux premiers termes finirent par s'appliquer à des démons et esprits. Jure est décédé en 1656, toutefois les habitants pensent qu'il revient sucer le sang et agresser sexuellement sa veuve. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, le cinéaste français Jean Rollin contribue à érotiser très fortement le mythe dans des réalisations d'un esthétisme très personnel. Le cheval est censé marquer un changement d'attitude à l'approche de la tombe[36],[A 17]. Les canines, qui se mettent à pousser chez la personne atteinte de vampirisme selon la croyance populaire, sont un symbole phallique universel, mais aussi la première marque d'agressivité : les dents qui se mettent à pousser chez l'enfant lui permettent pour la première fois de provoquer la douleur en mordant[34]. Le vampirisme est également en relation étroite avec la sexualité selon Jean Markale[138], qui pense que le rapport entre le vampire et sa victime ne peut s'exprimer qu'au travers d'une attirance amoureuse. Plusieurs théories modernes font des phénomènes d'hystérie collective, d'enterrements prématurés ou de l'ignorance du processus de décomposition des cadavres, des causes pouvant expliquer la croyance dans le vampirisme, ainsi que les exécutions de vampires supposés[55]. En Serbie, c'est plutôt l'aubépine[49] ou le chêne en Silésie[50]. ... Lettres: des énigmes jouant avec les mots; Les films dans lesquels a joué Bela Lugosi ont développé l'idée que les vampires possèdent un pouvoir hypnotique et un don pour la séduction leur permettant, notamment, de séduire efficacement les femmes et de s'approcher plus facilement de leurs proies. Dans la série Kindred : le Clan des maudits, inspirée de l'univers du jeu de rôle Vampire : la Mascarade, des clans de vampires s'affrontent dans la ville de San Francisco. Le terme de « coven », mot écossais signifiant originairement tout rassemblement de personnes et en particulier des sorcières, est ainsi utilisé pour désigner les vampires comme collectivités. La série True Blood, inspirée des romans La Communauté du Sud de Charlaine Harris décrit une coexistence fictive de vampires et d'humains au cœur d'une petite ville de Louisiane. Les Grecs craignaient l’errance de leur âme sur Terre s’ils n’étaient pas enterrés par leur famille ou leurs amis, car le repos définitif était permis par l’incinération seule, ce qui explique en partie le conflit concernant la sépulture refusée par Créon au cadavre de son neveu Polynice narré dans l’Antigone de Sophocle. Le mot « Dhampir » est associé au folklore des Roms ou des Balkans, dont les croyances ont été recueillies et décrites par T. P. Vukanović. Ce cas est connu par un article daté du 31 juillet 1725, et repris par Michael Ranft dans son traité La Mastication des morts dans leurs tombeaux (De masticatione mortuorum in tumulis, 1728). (in 32 Teilbänden). Dans les années 2000, trois séries mettant en scène des vampires connaissent le succès. La mythologie aztèque parle de Cihuateteo, des esprits de nouveau-nés morts à face de squelette, qui tuent les enfants et ont des relations sexuelles avec les vivants, les conduisant ensuite à la folie[25]. Par exemple, Vampire Hunter D repose sur une mythologie européenne mais dans un futur lointain, tandis que Vampire Princess Miyu use du mythe plus traditionnel au Japon. Au contraire, avec Stephenie Meyer, le vampire est présenté comme chaste et pudibond, ce qui, d'après Alain Pozzuoli, « vide le mythe vampirique de sa substance »[157]. Le comte Dracula, figure de l'aristocrate, peut ainsi être interprété comme le symbole de l'Ancien Régime. Le Vampyroteuthis infernalis, surnommé « vampire des abysses », n'est pas nommé ainsi en raison de son régime alimentaire, mais parce que ce céphalopode possède des organes produisant de la lumière (photophores) sur tout son corps et une membrane de peau relie ses huit bras, chacun bordé de rangées d'épines charnues ou pointues, rappelant la cape du vampire[50]. Il existe ainsi un grand nombre de rituels destinés à les identifier : en Valachie, une méthode pour mettre au jour une tombe de vampire consiste à conduire un jeune enfant vierge monté sur un étalon lui aussi vierge, très souvent de couleur noire, excepté en Albanie où il est blanc[D 5]. En Roumanie, l'exécution d'un vampire est appelée la « grande réparation » et doit se dérouler aux premières lueurs de l'aube. En effet, lors de l'épidémie de peste qui ravage la Prusse orientale, en 1710, les autorités mènent systématiquement des enquêtes sur les cas de vampirisme signalés, n'hésitant pas à ouvrir les tombes[E 11]. Toutefois, l'absorption de sang ne relève pas forcément de la psychopathologie : jusqu'au début du XXe siècle en France, les médecins conseillent en effet aux anémiques de boire du sang frais, par exemple celui recueilli dans les abattoirs[82]. Un cas de vampirisme renommé est celui de la créature appelée chupacabra (« suceur de chèvres » en espagnol) de Puerto Rico et Mexico, réputée se nourrir du sang des animaux domestiqués et qui a déclenché une hystérie collective souvent corrélée aux problèmes économiques, particulièrement dans le milieu des années 1990[105]. La présente édition annotée par Noëlle Benhamou rassemble trois recueils de contes et trois romans choisis parmi leur œuvre abondante. Ainsi, les vampires seraient les victimes de porphyrie cherchant à combler leurs déficits en hème, afin de soulager leurs symptômes, en buvant du sang[122]. En 1932, à Stockholm, un meurtrier non identifié s'est fait appeler le « vampire tueur » en raison des circonstances du crime[132]. Polidori y met en scène le personnage de Lord Ruthven. Symbole de la part de soi dissimulée (l'Ombre), le vampire est aussi une tentative d'explication des processus psychiques survenant dans les sociétés peu développées[141]. En 2006, à Lazzaretto Nuovo près de Venise, le corps d'une femme datant du XVIe siècle a été découvert avec une brique dans la bouche, acte qui fut interprété par les archéologues comme un rituel destiné à l'empêcher de devenir vampire[31]. En 1764 dans l'article "Vampires" de son Dictionnaire philosophique paru en 1764, Voltaire condamna avec un humour caustique cette superstition. Le vampire est un personnage récurrent de la bit lit (littéralement, « littérature mordante »), sous-genre littéraire de la fantasy urbaine apparu dans les années 2000. La série Legacy of Kain (depuis 1996) en est également inspirée[202], ainsi que Bram Stoker's Dracula, développé par Traveller's Tales en 1993. Combinant le vampire français et le culte vaudou, le mot Loogaroo provient semble-t-il du mot français « loup-garou », figure présente également dans la culture de l'île Maurice. À Anglesey en 2002, un jeune marginal de 17 ans a poignardé une nonagénaire, lui a arraché le cœur et l'a déposé sur un plateau d'argent, avant de faire cuire le sang de sa victime et de le boire, persuadé que ces actes le rendraient immortel et le changeraient en vampire[136]. D'autres rituels utilisent de l'eau bouillante répandue sur la tombe ou l'incinération du corps. Le Leyak est une créature similaire du folklore de Bali[61]. Toutefois, les cas de vampirisme aux XIXe et XXe siècles sont rares, la pensée rationnelle triomphante faisant reculer le mythe[E 18]. Le vampire est actif la nuit et mord le plus souvent ses victimes durant leur sommeil. Le mot attribué pour désigner les vampires varie d'une langue à l'autre, de même que les attributs et caractéristiques attachés à la créature. Twilight et Chroniques des vampires ont popularisé le thème vampirique auprès d'un large public au début du XXIe siècle et sont, parmi des centaines de romans sur le même thème, les seuls qui aient suscité un engouement comparable à la publication de Dracula[181]. Il en est de même lorsque ces gaz font vibrer les cordes vocales, provoquent des flatulences par l'anus ou un saignement sortant de la bouche des morts. C'est un colophon dans un manuscrit du Livre des Psaumes écrit par un prêtre qui l'a traduit du glagolitique en cyrillique pour le prince Volodymyr Iaroslavovytch.